Comment choisir son savon solide ?
Le défi zéro déchet

Comment choisir un savon solide bio ?

La salle de bain et l’hygiène en général sont des générateurs de déchets importants. Nous avions abordé le sujet des cotons réutilisables dans un article précédent, aujourd’hui nous vous parlons de notre 5e alternative zéro déchet très facile à adopter : les savons solides bio (et sans emballage) ! Pourquoi troquer votre gel douche habituel contre un bloc de savon solide ? Comment le choisir et quels en sont les bénéfices ? On vous donne toutes les infos à avoir pour faire un pas de plus, ensemble, dans votre transition écologique !

Femme se douchant dans une cascade
La fameuse douche UshuaÏa

A la lecture du titre de cet article certains ont dû se dire : ou lala retour chez nos grands-mères ! Si le savon solide est plus en vogue aujourd’hui car considéré comme plus éco-responsable ce ne fut pas toujours le cas ! Nous-mêmes, on trouvait ça : ringard, pas pratique (la savonnette qui glisse des mains vous connaissez ?), moins hygiénique… Le gel douche ou le shampoing liquide paraissent au premier abord, bien plus pratiques ou plutôt bien plus sexy à utiliser. C’est vrai, flacons aux couleurs chatoyantes, mousse à gogo, odeur de fleurs tropicales et la nana qui prend sa douche en pleine nature, ça donne envie ! Sauf que la réalité de notre douche est bien différente quand on se penche un peu plus sur les produits chimiques que nous utilisons.

La vérité sur nos gels douches 

Pour arriver au rendu que certaines grandes marques de gel douche et de shampoing distribuent, vous vous en doutez, il n’y a pas que du naturel. D’ailleurs, le naturel est un grand argument de vente souvent mis en avant par un packaging adéquat mais très peu respecté. Comme nous aimons comprendre pourquoi il est nécessaire de trouver une alternative, nous avons étudié l’impact environnemental et pour la santé d’utiliser des savons et shampoings chimiques.

Des ingrédients nocifs pour la santé et l’environnement dans notre bain

Les gels douche et shampoings chimiques sont très polluants et très chers pour ce que c’est. S’il vous ne le saviez pas, ils sont composés à 90% d’eau. Un peu cher payé non ?

Le savon solide pour éviter les emballages

Emballage plastique pour gel douche
Bouteille de gel douche en plastique

Commençons par l’emballage : la bouteille plastique. Le plastique est fabriqué à partir de pétrole. L’impact écologique commence dès la fabrication jusqu’à la fin du cycle de vie d’un flacon. Si certaines bouteilles sont revendiquées comme « recyclables » ou « biodégradables » prenez ces termes avec beaucoup de pincettes. Recyclable ne veut pas dire que le produit sera revalorisé et qu’il ne finira pas comme une bouteille à la mer car les processus de recyclage coûtent cher. Dire qu’un produit est biodégradable sans autre précision n’a aucun sens. Combien de temps ? 2 semaines ? 2 ans ? 1000 ans ? De quelle façon ? La mention biodégradable ne rend pas le produit plus écologique ou meilleur pour la nature, cela reste un flacon en PLASTIQUE. C’est un déchet que l’on peut éviter et nous essayons de veiller à ne pas se donner bonne conscience en pensant qu’il va juste s’évaporer dans la nature avec sa mention « biodégradable ».

La composition toxique des gels douche chimiques

Assez parlé du contenant, parlons du contenu ! Dans la plupart des gels douches ou shampoings chimiques nous pouvons trouver :

  • Les silicones : Ils sont utilisés pour gainer les cheveux et la peau en formant un film par-dessus. Vous pouvez les repérer sous les noms de dimethicone, dimethiconol, cyclopentasiloxane,… Bref tout ce qui se finie par « -one » ou « -ane ».

Les silicones comme le dimethicone sont soupçonnés d’être des perturbateurs endocriniens pour l’Homme mais il y a très peu d’études menées pour juger de l’impact sur notre santé. En revanche, si les shampoings contenant du silicone vous laissent un toucher soyeux et un cheveu gainé ce n’est pas parce qu’ils sont efficaces. En réalité, ils n’ont pas d’effet de guérison autre que de former un film autour du cheveu et de l’étouffer littéralement.

Phitoplanctons en train d'ingérer des microplastiques
Plancton et ichtyoplancton filmés en train d’avaler du microplastique.
Film « A plastic Ocean » de Craig Leeson et Ko Ruxton en 2015.

Les silicones ne sont pas biodégradables et se retrouvent facilement dans les eaux suite aux produits à rincer comme le gel douche ou le shampoing. Les plastiques étant alors sous forme liquide, nous ne savons pas les gérer dans nos stations de traitements des eaux. De plus, 80% des eaux usées dans les pays en développement sont déversées dans la nature 1. S’il n’y a pas de constat flagrant pour l’Homme, pour la nature et toutes les autres espèces, les silicones et autres microplastiques sont très toxiques 2.

  • Les huiles minérales que vous pouvez détecter sous les noms de paraffinum liquidum, petrolatum, ceresin, mineral oil…

Elles peuvent sonner comme un ingrédient aussi naturel que l’eau de source ! Elles désignent en réalité un produit issu du raffinage de pétrole. Tout comme le silicone, ce sont des films occlusifs sans action bénéfique pour la peau. Cela permet juste d’empêcher la peau de relâcher de l’eau et de la garder « hydratée » artificiellement. En aucun cas de la nourrir ! Et tout ce qui bouche les pores de la peau, donne régulièrement lieu à des réactions cutanées plus ou moins importantes.  Aller, on arrête les douches au pétrole ?

Réaction cutanée importante
Les huiles minérales obstruent les pores, favorisant les réactions cutanées comme l’acnée
  • Les dérivés de matières plastiques

Ils sont contenus dans beaucoup de produits de gommages et exfoliants comme certains gel douches. On les repère avec la mention PEG ou PPG sur l’étiquette. Notons qu’ils devraient être de moins en moins présents car l’usage des microbilles plastiques est interdit en Europe depuis normalement 2019/2020…

Personne s'exfoliant la peau
  • Les parabènes et additifs toxiques
Canard dans de la mousse de savon liquide
Les sulfates font mousser le bain mais sont à proscrire !

Ils sont utilisés comme conservateurs et antibactérien dans nos produits d’hygiène. Le problème est qu’ils sont fortement soupçonnés d’être de puissants perturbateurs endocriniens et cancérigènes. Ils sont capables de perturber la fonction cellulaire normale. Une étude menée par par le Dr Philipa Darbre 3 a mis en évidence une corrélation entre la présence de parabens dans les cellules de plusieurs femmes et leur cancer du sein.

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Pour les repérer : tout ce qui contient « methyl », « butyl », « ethyl », « propyl », « paraben », « benzo », etc…

  • Les sulfates : vous vous souvenez du Sodium Laureth Sulfate (SLC) ? Après la lessive et les dentifrices, il est encore là ! Puissant agent moussant, il est pourtant très controversé pour la peau et l’environnement.
  • Les parfums de synthèse
  • Les alcools : tout ce qui contient « -alcohol » ou « -ol » en suffixe
  • Et … On a déjà une bonne liste d’ingrédients à éviter !

Attention au greenwashing dans les cosmétiques

On a parlé des savons et shampoings chimiques, sachez que c’est une vraie tendance de proposer des produits « naturels », « sans paraben », « biodégradables » ou tout adjectif nous faisant croire que ce que l’on achète est sain et écologique quand ça ne l’est pas du tout. Cela s’appelle du greenwashing. Un savon solide n’est pas obligatoirement plus écologique que son alter égo liquide.

Le greenwashing c’est quoi ? D’après un rapport de l’ADEME 4, le greenwashing se caractérise par :

  • L’utilisation de l’argument écologique alors que l’intérêt du produit ou du service pour l’environnement est minime, voire inexistant.
  • L’utilisation de l’argument de développement durable alors que la démarche initiée par l’entreprise est soit quasi inexistante, soit très partielle, peu solide, peu déployée auprès des salariés.
  • Bref, un message pouvant induire le consommateur en erreur sur la qualité écologique réelle du produit ou sur la réalité de la démarche de développement durable.
Gobelets en plastique labélisés "écologiques"
Exemple de greenwashing: gobelet en plastique retrouvé sur la plage portant la mention « éco » en vert avec une feuille de plante

On ne peut malheureusement plus faire confiance aux marques aussi facilement. Dans ce rapport nous pouvons trouver 4 points majeurs à vérifier pour ne pas se faire avoir :

  • Une promesse disproportionnée : le produit ou service a un intérêt écologique, mais cela ne le rend pas pour autant inoffensif ni bénéfique pour l’environnement. Or, le message omet cette précision et laisse croire à un intérêt écologique supérieur à la réalité, voire à l’absence totale d’impact du produit ou service sur l’environnement.
  • Des mots vagues : le vocabulaire utilisé est imprécis, trop général… et n’est pas défini dans le message. On utilise aussi des slogans comme « sans paraben », « Zéro toxique », « certifié », « respectueux de la nature », « green », « éco-blabla »,« naturel », « végétal »
  • Une image trop suggestive : Le visuel utilisé suggère que le produit possède des vertus écologiques qu’il n’a pas ou peu. Des couleurs douces souvent dans les tons verts, des images de plantes ou fruits, des mots en grande taille comme « naturel » et des ingrédients en taille illisible.
  • Un faux label : un « label écologique » ou de « développement durable » fait croire à un véritable label, alors qu’il s’agit d’un label « maison » conçu pour l’occasion sans méthode d’attribution ni contrôle d’un organisme compétent et indépendant. Pour connaître les labels auxquels vous référer, c’est dans la suite de l’article !
Greenwashing dans les cosmétiques et gels douche
Exemple de produits d’hygiène utilisant le greenwashing: packaging vert, plantes, vocabulaire ciblé

Toutes ces informations peuvent faire peur. Il y a une bonne nouvelle ! Toutes les marques ne sont pas malhonnêtes et il y a des alternatives existantes !

Le savon solide bio : alternative zéro déchet

Savon solide dans des mains

Le savon et le shampoing solides sont notre alternative zéro déchet pour protéger la planète et notre santé. En les choisissant sans emballage et en veillant aux ingrédients utilisés, votre impact environnemental sera nettement diminué !

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La réaction chimique de saponification qui produit le savon est très simple et bien connue : un corps gras (animal ou végétal) réagissant avec un agent alcalin (soude). Cela va produire du savon pour nettoyer mais aussi de la glycérine pour préserver votre peau.

Comment choisir son savon solide et ne pas se faire avoir

Voici les pistes à suivre pour bien choisir votre savon solide bio :

  • Il faut absolument vérifier que ce ne soit pas du greenwashing comme expliqué plus haut. Vous pouvez par exemple fuir les savons de Marseille de supermarché et tous ceux contenant les ingrédients toxiques mentionnés précédemment.
  • Vérifier le corps gras utilisé :
    • Évitez à tout pris les corps gras d’origine animale. Ils sont utilisés par les industriels car ils sont les moins chers. Vous les repérerez sous les noms : Sodium Tallowate ou de la graisse de bœuf et Sodium Lardate ou de la graisse de porc.
    • Préférez les graisses d’origine végétales SAUF l’huile de palme pour toutes les effets environnementaux et sociaux qu’on lui connait. L’huile d’olive dans le savon de Marseille, le beurre de Karité, l’huile d’amande douce et bien d’autres seront vos amies ! Bien sûr à choisir d’origine biologique 😉.
Savon à l'huile d'olive

Bénéfice supplémentaire à choisir des huiles végétales : lors de la réaction de saponification elles conservent bien mieux leurs propriétés antioxydantes, protectrices, nourrissantes et adoucissantes que les graisses animales.

  • Faites attention au processus de fabrication :
    • Les industriels pour gagner du temps utilisent des procédés pétrochimiques peu recommandables. Très haute température qui dégrade les corps gras, grande quantité de soude qu’il faut rincer à plusieurs reprises, glycérine de synthèse pétrochimique polluante… Bref un savon asséchant et polluant 5.
    • Préférez la saponification à froid : la réaction est très lente et réalisée à température ambiante ou à froid. Cela permet de conserver intacts les corps gras et leur propriétés bénéfiques. La glycérine naturellement produite par la réaction de saponification est conservée car il n’y a pas de rinçage excessif 5.
  • Se renseigner sur les tests animaux : ceci est valable pour tous les cosmétiques
  • Choisir au plus possible (si ce n’est pas toujours) des produits d’origine biologique
  • Entre deux savons à la même composition, choisissez celui sans emballage ou simplement un carton par exemple.
Savons solides sans emballage ou ficelle de coton ou carton
Savons solides sans emballage ou simplement une ficelle de coton ou un petit carton
  • Fiez vous à certains labels et mentions reconnus :

Pour en savoir plus, vous pouvez avoir accès aux chartes et cahier des charges des différents labels et mentions sur leur site internet: Slow Cosmétique, Cosmébio, BDIH, Nature et Progrès, Natrue, Eco Cert, Agriculture Biologique.

Où acheter son savon solide bio

Les savons solides se trouvent quasiment partout aujourd’hui. Cependant pour respecter les points mentionnés juste avant, nous vous conseillons d’éviter les supermarchés et les grandes surfaces.

Vous pourrez vous approvisionner dans :

  • Les magasins bios: La Vie Saine, Biocoop, La Vie Claire…
  • Les épiceries zéro déchet et vrac: Day by Day par exemple
  • Les boutiques de produits artisanaux (authentiques pas attrape touristes …)
  • Les sites internet de marques comme : Slow Cosmétique, oOlution, Comme Avant et d’autres encore.

Les avantages d’utiliser un savon solide

Adopter cette alternative zéro déchet nous procure bien des avantages. Autre que l’utilisation d’un produit naturel et respectueux de notre santé et de l’environnement, nous avons trouvé des arguments non négligeables :

  • Ce sont des savons très doux pour la peau. On peut donc s’en servir pour le visage et pour le corps.
  • Ils coûtent bien moins cher et durent bien plus longtemps !
  • On peut le transporter très facilement sans risquer d’altération du produit ou de fuite
  • On peut l’utiliser jusqu’au bout en recyclant les petits bouts de fin de savon à l’aide d’un sachet en tissu fin
Sachet pour réutiliser ses fins de savon
Sachet en tissu fin pour se laver les mains avec les fins de savon

Si vous n’êtes pas prêt à passer au savon solide, on vous donne quand même le tuyau car chacun son rythme. En veillant à la composition et aux ingrédients, vous pouvez trouver dans les mêmes boutiques citées des savons liquides bios et respectueux dans des contenants rechargeables.

Si vous avez des marques ou des savons que vous appréciez particulièrement dites-le nous dans les commentaires ! N’hésitez pas à partager cet article s’il vous a plu 😊.

Pour suivre la suite de notre défi “Adopter 1 alternative zéro déchet par semaine pendant 52 semaines”, on vous donne rendez-vous dans la catégorie défi zéro déchet !

Nos sources

  1. Slow Cosmétique, pourquoi éviter les silicones dans les cosmétiques ?
  2. Rapport ingrédients issus du plastique dans les cosmétiques, Science
  3. Etude du Dr Philipa Darbre sur l’impact des parabens
  4. Guide anti Greenwashing de l’ADEME
  5. Blog oolution, cosmétiques écologiques
Si vous avez aimé ce contenu, vous êtes libre de le partager ! :)

16 Comments

  • Xavier

    Cet article est super ! C’est toujours après la lecture de ce type de sujet qui remet les idées en place que je me dis qu’il est grand temps de changer ma manière de consommer, puis je retombe toujours dans mes travers ; la facilité, peut-être. Mais cette fois-ci, je vais essayer le savon bio. Merci !

    • Mélissandre

      Merci Xavier pour votre commentaire et la lecture de notre article !
      Personne n’est parfait et chacun essaye de faire de son mieux (d’où le nom de notre blog !), on vous félicite déjà pour avoir compris l’impact de notre consommation sur l’environnement 🙂

  • Bastienne Nagy

    Merci pour cet article très complet ! J’y reviendrai pour les détails. pour ma part, cela fait qqs années que je n’achète que du savon solide, c’est tellement plus pratique et facile à mettre en oeuvre comme démarche écologique. J’avais eu de bonnes idées de recettes de shampoing solide à faire soi-même avec le laboratoire cellaire (et newsletter); il existe aussi une jeune entreprise qui s’appelle La marque en moins et qui fournit des produits de manière 100% transparente en faisant baisser les coûts.

    • Mélissandre

      Merci pour votre commentaire pertinent et contents que notre article vous ai plu! Nous ne sommes pas encore dans le « fait maison » pour les savons et shampoings mais c’est une très bonne idée. Merci également pour « la marque en moins », on ne l’a pas citée mais cela peut aiguiller d’autres lecteurs 😉

  • Virginie Mauz

    Merci Melissandre pour la qualité de ton article, et les rappels vraiment nécessaires sur le greenwashing! c’est cool, pas mal de super savons solides aujourd’hui travaillent leur forme pour concurrencer la sexyness des flacons greenwashés! il est grand temps de revenir à ces basiques! basic is the new sexy 😉 PS: les porte savons permettent de garder le savon propre, il en existe de multitudes, et de multiples possibilité de diy!!

    • Mélissandre

      Bonjour, merci d’avoir lu notre article 🙂 C’est très important pour nous de remettre les choses à leur place et dénoncer le greenwashing en fait partie ! Et on est TOTALEMENT d’accord, Basic is the new sexy 😉
      On a pour l’instant un petit porte savon en bambou, on en a repéré en tissu spécifique à la boutique zéro déchet, à tester pour compléter cet article !

  • Sophie

    Article vraiment très intéressant !! C est une bonne idée de comparer avec le gel douche « classique » que l on peut trouver en grande surface , cela permet de bien remettre les choses en perspective ;). Et merci car grâce à ton article c est plus clair de décrypter les étiquettes de composition! Parler du Greenwashing est également intéressant car c est malheureusement une pratique de plus en plus répandue…
    Les savons solides font leur grand retour et c est tant mieux ! Attention par contre à certains pains de savon qui sont sur emballés (pas tous heureusement). Chez moi ils sont déjà adoptés à la fois ds la salle de bain et ds la cuisine :).

    • Mélissandre

      Bonjour Sophie, merci d’avoir pris le temps de lire notre article! Vous soulevez un très bon point que nous avons évoqué dans l’article, il faut faire attention au suremballage évidemment ! Bravo à vous pour avoir adopté cette alternative zéro déchet dans votre maison 😉

  • nathalie

    Merci beaucoup pour cet article super instructif. Nous utilisons du savon bio pour le corps et nous sommes en train de tester les shampoings solides. Nous avons beaucoup de difficultés sur ce point car non seulement nous avons les cheveux longs, tendance secs, volumineux et frisés, nous sommes donc encore en train de chercher un shampoing qui permette un démêlage ou un soin type masque pour cheveux. Peut-être auriez-vous des idées ?

    • Mélissandre

      Bonjour Nathalie,
      Nous allons écrire un article dessus mais voici quelques pistes:
      – la marque Druydès pour les shampoings solides: testée et largement adoptée. J’ai les cheveux qui graissent vite + une activité de piscine et le shampoing pour cheveux gras leur fait le plus grand bien. William a celui pour cheveux normaux qui fonctionne très bien aussi.
      – La marque Pachamamaï qui fait des savons solides pour tous les types de cheveux quasiment
      – Pour déméler: nous n’avons pas trouvé le combo shampoing démêlant en 1 seul produit mais nous avons trouvé des après-shampoings démêlants un peu comme un masque à faire après le shampoing. Vous pouvez tester la marque Wash Wash cousin par exemple qui a une large gamme.

      On vous conseille d’aller faire un tour sur le site de Slow Cosmétique qui conseille plusieurs marques éthiques et efficaces 🙂

  • Laura de Ma Petite Forêt

    Un grand grand merci pour cet article hyper bien expliqué (je m’emmêle toujours les pinceaux quand je choisis mes savons !) ! J’ai une question assez ciblée : je fais école dehors avec les enfants de mon association et j’accompagne des éducateurs dans cette pratique également. On se demandait récemment quel savon il serait pratique d’emporter (à la place des solutions mains lavantes) lorsqu’on part avec les groupes d’enfants dans la nature. En effet, on rencontre des problèmes généralement (le savon glisse, tombe par terre, se saupoudre d’herbe et de terre, etc.) Que nous recommanderiez-vous ? Merci beaucoup !

    • Mélissandre

      Bonjour Laura,

      Nous sommes très contents que notre article puisse vous aider à y voir plus clair ! Merci d’avoir pris le temps de le lire 🙂
      Pour répondre à votre question: la problématique est réelle, ayant travaillé avec des enfants, ce n’est pas toujours pratique en extérieur pour garder les petites mains propres. Le savon solide peut très bien s’utiliser plutôt que les solutions lavantes qui abîment la peau et sont nocives pour la nature la plupart du temps.
      1- Choisissez un savon solide biodégradable (bio et avec des ingrédients naturels)
      2- Coupez le pour avoir des plus petits bouts que les enfants peuvent tenir dans les mains et utilisez la technique du sachet en tissu fin. Le sachet fait « grip » et ne glisse pas des mains tout en laissant passer la mousse et le savon.
      3- Vous pouvez accrocher le sachet au sac à dos pour qu’il sèche ou bien le faire sécher en rentrant en le suspendant.
      4- Pour un lavage des mains en pleine nature, veillez à bien respecter cette dernière: se placer en aval des points d’eau potable, rincer les mains si possible à une distance des cours d’eau pour ne pas perturber l’eau que boivent les animaux et qui irrigue la nature.

      J’espère que cela pourra vous aider, c’est une piste qui fonctionne mais ça ne doit pas être la seule! Avis d’autres lecteurs ??

  • Cora

    Bonjour ! Merci pour cet article sur les savons. J’aimerais avoir votre avis sur les shampooings solides : quand je commence, j’ai de bons résultats, mais rapidement, mes cheveux deviennent ternes ou apparaissent des pellicules. Un avis ?

    • Mélissandre

      Bonjour Cora, merci pour votre commentaire et pour l’intérêt que vous portez à notre article. Voici quelques pistes pour vous aider 🙂 :

      1) Pour choisir un savon solide il faut connaître son type de cheveux et en tester plusieurs! Je ne suis pas spécialiste mais les pellicules peuvent venir d’un cuir chevelu trop sec, du stress, d’un lavage trop fréquent… Il faut adapter son shampoing et ce qu’il contient à chacun. Personnellement j’ai les cheveux qui graissent vite: j’ai un shampoing de la marque Druydes pour cheveux gras que j’utilise 1 à 2 fois par semaine pour espacer les lavages (+ on lave + ça regraisse ou + il y a de pellicules). Mais j’en ai testé bien 4 différents avant de l’adopter!
      2) Quand on passe du shampoing industriel au shampoing solide on a souvent la sensation d’un cheveux terne et moins pimpant cela s’explique par l’absence de silicone. Ce dernier laisse un aspect doux et soyeux mais parce qu’il fait une gaine autour du cheveux sans pour autant le soigner, pire il l’étouffe!
      3) Vous pouvez compléter votre shampoing par un après shampoing soin solide ou au moins bio pour nourrir en profondeur. Certaines huiles végétales font très bien le job sans passer par des cosmétiques 😉
      4) L’alimentation est la base: comme pour la peau, une alimentation équilibrée et riche en vitamines, minéraux, nutriments via des fruits et légumes et moins de produits transformés vous donnera des cheveux en bonne santé 😉 Je ne suis pas nutritionniste ou diététicienne mais je suis sûre que vous pouvez trouver des aliments sur d’autres blogs pour booster votre chevelure 😉

      J’espère que cela vous aidera !

  • Adeline Giquel

    Merci pour cet article 🙂 Je crois aussi savoir qu’il faut se méfier de certain label comme Ecocert qu’on peut « acheter » et dont le contrôle n’est pas si poussé.
    Super idée le sachet de savon pour se laver et utiliser les fins de savon 😉
    En site, il me semble qu’on pourrait ajouter Kazidomi.
    Par contre je ne suis pas tout à fait d’accord sur le fait que les savons solides sont moins chers…
    En tout cas, j’ai beaucoup apprécié l’article qui se lit facilement et donne les exemples pour déceler les mauvais ingrédients. Très important car je trouve que c’est un casse tête, mais avoir une idée pour les reperer par la fin des noms, top !

    • Mélissandre

      Bonjour Adeline,

      Merci d’avoir pris le temps de lire notre article et nous sommes ravis qu’il ait pu vous aider !
      Le label Ecocert fait des audits des marques et signe un contrat d’engagement pour respecter leur cahier des charges mais vous avez raison nous allons creuser un peu plus, on ne sait jamais aujourd’hui 🙂
      Nous ne connaissions pas Kazidomi, ils interviennent dans toutes les catégories, ça a l’air top !
      Pour le prix, tout dépend de ce que l’on compare 😉
      Merci encore pour votre commentaire constructif et au plaisir de vous lire de nouveau.

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